L’Assemblée générale de l’ADMD-L, réunie à Esch-sur-Alzette le samedi, 18 mai 2013

  • rappelle le long et difficile combat qu’elle a mené depuis sa création en 1988 pour mettre en place une loi ouvrant la voie à une liberté de choix pour une mort sereine;
  • insiste sur le fait que la loi luxembourgeoise du 16 mars 2009, relative à la dépénalisation conditionnelle de l’euthanasie et du suicide médicalement assisté, représente une avancée fondamentale pour le respect de la volonté et du libre choix des personnes ainsi qu’une protection juridique des médecins acceptant de poser cet acte d’humanité et de solidarité pour les malades concernés ;
  • a pris connaissance avec grande attention des rapports officiels de la «Commission Nationale de Contrôle et d’Evaluation sur l’euthanasie»;
  • rappelle dans ce contexte les campagnes massives et diffamatoires de certains, insinuant et prédisant même de multiples abus et dérives aux dépends de malades ou vieillards en situation de vie difficile;
  • constate qu’à la lecture des rapports officiels, l’euthanasie est pratiquée au Luxembourg selon les dispositions rigoureuses de la loi infirmant, de ce fait, les prédictions alarmiste de « pente glissante » avancées par les opposants à la loi.

L’Assemblée générale de l’ADMD-L

  • Rappelle pourtant avec insistance certains problèmes ou difficultés ou d’application de la loi dus au manque persistant d’information et de formation d’une partie des médecins et du personnel soignant
  • Insiste dans ce contexte sur la nécessité de formation continue à mettre en place par les autorités concernées, notamment, en s’inspirant de l’exemple belge ;
  • rappelle à ses adhérents et aux personnes intéressées que son secrétariat continuera à fournir l’aide nécessaire à l’information et à la rédaction des « dispositions de fin de vie » et des formalités qui s’imposent ;
  • souligne dans ce contexte l’importance pour les personnes en état de maladie incurable de s’adresser le plus tôt possible à leur médecin traitant en vue d’une éventuelle mort librement choisie.

L’Assemblée générale de l’ADMD-L

  • Rappelle le fait qu’en Europe, en dehors des Pays du Benelux et de la Suisse, les malades en désespoir ne disposent pas des avancées législatives telles que celles conquises dans notre pays, tentent donc de s’adresser à nous dans l’espoir d’obtenir une aide à mourir dans la dignité ;
  • souligne dans ce contexte l’importance d’un combat européen solidaire pour obtenir partout en Europe cette liberté de choix face à la mort, aspect important des droits de l’Homme et de la Personne ;
  • rappelle dans ce contexte la participation de l’ADMD-L à l’Association Right-to-Die Europe, confirme sa volonté ferme de soutenir dans d’autres pays européens les associations amies qui luttent pour les mêmes droits et les mêmes libertés.

L’ADMD-L adresse cette résolution aux autorités concernées ainsi qu’aux citoyens luxembourgeois et européens.

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